Origine et signification du yin-yang

Le symbole du yin-yang (陰陽), appelé taijitu dans sa forme la plus connue, trouve ses racines dans la philosophie chinoise ancienne, notamment dans le Yijing (Livre des mutations) datant approximativement du Ier millénaire av. J.-C.

  • Le yin (陰) représente le principe féminin, l’obscurité, la lune, le froid, le repos, la terre, la réceptivité, la courbe descendante.

  • Le yang (陽) incarne le principe masculin, la lumière, le soleil, la chaleur, le mouvement, le ciel, l’activité, la ligne ascendante.

Ces deux forces sont à la fois opposées et complémentaires : elles s’engendrent mutuellement, se contiennent l’une l’autre (le point noir dans chaque moitié) et cherchent en permanence un équilibre dynamique. Le taoïsme, fondé sur les enseignements attribués à Laozi (VIe siècle av. J.-C.), élève cette dualité harmonieuse au rang de loi cosmique fondamentale : « Le Tao engendre l’Un, l’Un engendre le Deux, le Deux engendre le Trois, le Trois engendre les dix mille êtres » (Daodejing, chap. 42).

Contexte historique : l’intérêt de Van Gogh pour l’Extrême-Orient

À partir des années 1860-1880, l’Europe est submergée par la vague des estampes

Les estampes de l’époque Meiji sont elles-mêmes profondément imprégnées de concepts chinois anciens, dont le yin-yang et le tao, transmis au Japon dès le VIe siècle via le bouddhisme chan (zen). Les paysages japonais représentent souvent des courbes sinueuses, des ciels tourbillonnants, une montagne yang dominante équilibrée par une vallée ou une rivière yin, des lunes et soleils en interaction.